Courir seul.e ou en groupe ?

Course en groupe

S’élancer dans la course à pied peut s’avérer un peu intimidant. Et puis, on le sait, ce n’est qu’avec persévérance que les progrès (et le plaisir !) commenceront à se faire sentir. Encore faut-il rester motivé.e et rigoureux.se tout au long des entraînements et des sorties. Et si la solution était de sortir en groupe ? L’émulation de groupe ne stimule-t-elle pas autant les jambes que la volonté ? Voyons ce qu’il en est !

Commencer seul.e la course pour s’écouter et se découvrir

Au tout, tout, tout début de votre pratique du running, j’aurais tendance à vous recommander de faire au moins une sortie seul.e avec vous-même. C’est au cours de cette dernière que vous prendrez conscience des effets de cette nouvelle activité sur votre corps, de votre niveau de difficulté et que vous pourrez appréhender votre capacité d’effort et d’endurance. D’ailleurs, même si au bout de 5 minutes vous avez la désagréable sensation de cracher vos poumons et d’arriver au bout de vos capacités, ce n’est pas grave. Ces 5 minutes seront le point de départ de votre progression

Rejoindre un groupe de coureurs ou de trailers

Une fois la découverte des effets physiques et de vos réactions psychologiques faite, vous pouvez vous joindre à d’autres coureurs. En France, ils sont presque 10 millions (source : INSEE, 2010). Avec un peu de chance (et de probabilité), il y aura bien dans votre entourage des amis ou des collègues parmi ces « quelques » personnes déclarant courir régulièrement.
Rapprochez-vous de ces derniers. Et puis si d’aventure personne ne se présentait à vous, tentez peut-être de rencontrer des personnes sur des sites tels qu’OVS (On Va Sortir !) pour constituer un petit groupe homogène. Il vous sera ainsi plus simple de vous fixer des objectifs et surtout de les tenir ! L’émulation du groupe, selon sa composition, vous entraînera à tenir un rythme adapté et à respecter vos objectifs. Et puis c’est aussi un moyen de s’oublier un peu pour se concentrer sur les échanges avec vos congénères : on prête un peu moins attention à ses difficultés quand on ne se focalise plus sur elles.
Essayez néanmoins de gambader avec des personnes dont le niveau (et l’allure) se rapprochent des vôtres. Rien ne sert de courir avec des Beep beep sans quoi vous risqueriez de vous sentir très « Coyote » et de vous décourager rapidement s’ils venaient à vous distancer.

Intégrer un club

Le running est un des rares sports dont la pratique est peu institutionnalisée. Par exemple, les joueurs de Tennis, de Basket ou de Golf auront une tendance plus naturelle à s’affilier à une association, un club ou à la fédération correspondante à leur pratique : le poids politique des institutions dans ces domaines reste fort, et les pratiquants nécessitent des espaces et du matériel très spécifique.
La course à pied dite «hors stade» ou « libre » a cet avantage de pouvoir se pratiquer partout, en toute liberté, sans matériel très spécialisé, ni technicité particulière. Mais il existe pourtant des clubs, sous la forme d’associations 1901, généralement affiliés à la FFA (Fédération Française d’Athlétisme), qui permettent aux adhérents de se rencontrer, de s’entrainer et finalement de se fédérer autour de la pratique du running ou du trail.
Dans certains clubs, les niveaux peuvent être très hétérogènes et c’est précisément ce qui en fait l’intérêt.

« Quoi ?! » hurlez-vous « Je croyais qu’il fallait courir avec un groupe homogène ». Je comprends votre étonnement et votre incompréhension. Laissez-moi poursuivre et vous allez comprendre…
Dans un club, vous aurez, avec un peu de chance, l’occasion de trouver des membres expérimentés, dont le savoir-faire et le savoir-vivre vous porteront vers le haut. Entendons-nous : adhérer à un club est affaire de passionnés. Vous allez côtoyer des personnes dont la course est un élément essentiel de leur vie, si ce n’est central (si, si, ça arrive !). Il y aura beaucoup à apprendre. Ainsi, adhérer à un club, c’est pouvoir relever ses objectifs, progresser et toujours aller de l’avant, bien conseillé.es, encouragé.es et soutenu.es.
Néanmoins, il convient tout de même de prendre le temps de se renseigner sur l’ambiance générale au sein du club et de ses valeurs avant de se jeter corps perdu sur le bulletin d’adhésion. Heureusement, la plupart propose aux potentiels adhérents de les accompagner sur un entrainement ou une sortie afin de « tâter le terrain » et « prendre le poult ».
Pour connaitre la liste des différents clubs présents près de chez vous, rendez-vous sur le site de la FFA (Fédération Française d’Athlétisme).

Seul.e on va plus vite, à plusieurs on va plus loin ?

En réalité, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de pratiquer la course. La course en groupe ou en solitaire n’est pas qu’une seule question de choix. La personnalité, le temps libre, et les motivations qui amènent un beau jour à chausser des baskets sont autant de variables qui déterminent le mode de pratique. Ce qui est important – et c’est d’ailleurs ce qui fait l’essence même de la course à pied – c’est cette liberté que nous avons à courir comme on le souhaite. Que l’on désire intérioriser profondément notre pratique ou bien partager un instant de convivialité, rien n’empêche de varier les plaisirs et de multiplier les « expériences sociales » de course.

 

 

 

Crédit photo : ammentorp / 123RF Banque d’images

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